mercredi 24 février 2010

Avant-première Summer Wars : Proprement Surkiffant.



Cet après-midi du 23 février 2010, je subissais violemment le contrecoup d'une nuit d'à peine trois heures de sommeil. Pourtant, je devais me rendre sans tarder à l'UGC des Halles pour assister avec la brigade SOS francophone à l'avant-première de Summer Wars, le dernier film de Mamoru Hosoda.
J'avais très vaguement entendu entendu parler du film, et la seule chose que je savais de ce Monsieur est qu'il avait réalisé La traversée du temps (que je n'ai toujours pas vu). En vérité, la seule chose qui m'attirait particulièrement concernant ce film c'était le chara-design signé Yoshiyuki Sadamoto.
Finalement, j'ai pris mon courage à deux mains, ma religion de cinéphile m'interdisant d'annuler une séance de cinoche, à plus forte raison si elle est prévue de longue date.
J'ai vu le film.


Et j'ai surkiffé.



Je pourrais trouver un vocabulaire plus abouti et des tournures de phrases plus recherchées mais rien à foutre, j'ai juste surkiffé. Je pourrais me plaindre au début d'avoir été trop près de l'écran et de galérer pour lire les sous-titres, mais rien à foutre, je vous dis! On s'y fait très vite et ce fut juste une manière de plus de m'en prendre toujours plus dans la gueule.

Ça commence pépère avec une 3D chatoyante mais pas moche, que l'on retrouvera avec plaisir dans le reste du film, puis un héros basique qui aura droit à de putains de moments de Win, une famille nombreuse avec quelques stéréotypes sur pattes qui vous font AIMER les stéréotypes (et qui accumulent le win par grappes de cinq-cents), la grand-mère la plus puissante de tous les temps, un efféminé geekesque qui paye pas de mine mais qui file des pains dantesques dans toutes les dimensions, la transformation façon magical girl mais à la classe démultipliée, une partie de Koi-Koi qu'on croirait sortie de Gurren-Lagann, des avatar kawaï, King Kazuma, une animation du tonnerre de feu, surtout dans les bastons à l'intérieur d'OZ, et puis... et puis.... RAAAH, comment c'est trop le bordel dans ma tête! Trop de Win!
Alors ouais, le scénario est très prévisible mais JE. M'EN. FOUS! J'ai passé 2 heures à faire des aller-retours entre le rire et les larmes aux yeux, des MOIS que ça m'était pas arrivé au cinéma.
Bordel, je me suis levé de mon siège et j'ai applaudi le réalisateur parce que j'avais adoré son film, j'ai JAMAIS eu envie de faire ça avant! Never!
Puis quand un mec vient vous expliquer qu'il a voulu faire un film où on ne privilégiait ni les relations familiales ni les relations internet, que chacune était différente et importante et n'avait pas à être dénigrée, et qu'en plus il réussi haut la main, c'est juste... raaah! Voilà, quoi!
Tiens, le réa, parlons-en. Les larmes aux yeux qu'il avait devant l'ovation, il en rajoutait peut-être un peu, j'en sais rien, puisque je vous dis que je m'en balance! Toujours est-il que le brave type, très souriant et très amicale (et accompagné d'un traducteur de qualité, ouaip!) a passé un bon quart d'heure à répondre à des questions, avant une séance de dédicace mémorable. Ainsi, chacun des glandus présents à la séance de dédi a eu droit à son petit dessin fait par Monsieur Hosoda.
Moi qui suis pourtant pas porté sur les dédi, j'ai sauté sur l'occasion.



Du Win, je vous dis, que du Win!



J'ai pas envie de m'éterniser sur le fait que c'était surpuissant, que j'ai reçu plus avec un seul film d'animation qu'avec les dix derniers films live que j'ai vu, que l'été y fait chaud et c'est cool, simplement voyez ce film, démerdez-vous comme vous voulez mais trouver le moyen de voir Summer Wars! Et si vous avez l'occasion de le mirer au ciné quand il sortira officiellement en France le 9 juin, hésitez pas une seule seconde, ce sera mille fois mieux (au moins) et même si vous êtes un peu fatigués, ça vous refilera une pèche d'enfer.
C'est prouvé!


Voilà, c'était de loin mon plus gros Win, non, ma plus grosse suite de Win depuis le début de l'année et ça valait bien que je m'attarde dessus.
Maintenant, faut que je vois La traversée du temps...

Aucun commentaire: